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vendredi, 13 novembre 2009

La guerre afghane et la stratégie des USA

610x.jpgL'enfer du président

Le gouvernement de Kabul pourra-il jamais résister par ses propres forces, avec quel Jirga ou système législatif? Une fraction minimale d'électeurs a participé aux récentes élections, alors que l'électorat a subi en large majorité la virulente pression abstentionniste des talibans. Et après les scrutins contestés à cause de trop de fraudes, il manquait un second retour aux urnes. Maintenant sur la politique trouble de Kabul, autour du controversé président Hamid Karzai, reste pressante la perspective d'une vulnérabilité favorable à l'offensive des talibans coupe-gorge et des auto-bombes de Al Qaeda.


610x.jpgLes troupes des Etats Unis et des alliés sur le champ ne suffisent pas à faire face à la guérilla diffuse, alors que le pouvoir aérien ne réussit pas à éviter de malheureuses erreurs comme dans le cas de Kunduz. Le général McChrystal demande des renforts considérables, malgré la «fatigue de guerre» manifeste dans l'opinion publique. Une présence plus étendue pourrait peut-être résister sur le territoire, mais jusqu'à quand durerait-elle? Pour l'instant, en Afghanistan, la guérilla résiste. Pourtant, huit ans sont passés depuis que les Etats Unis occupèrent l'Afghanistan des talibans et d'Osama Bin Laden, le 7 octobre 2001, devant réagir au terrorisme islamiste après les massacres du 11 septembre à New York et Washington. Cette intervention, légitimée par l'Onu et secondée d'une coalition internationale, put vite éliminer le gouvernement qui avait concédé à Osama les bases stratégiques pour Al Qaeda. Mais une fois le régime des talibans tombé et la guerre conclue, suivit la guérilla non domptée jusqu'à présent.

Comment cela a-t'il pu se passer?

610x.jpgUne réponse est que depuis le 20 Mars 2003 les Etats Unis commencèrent à disperser leurs forces, armes et troupes, dans la guerre contre l'Iraq de Saddam Hussein. Cette emprise, conduite par la volonté de George W. Bush sans légitimation de l'Onu et suffisantes motivations, est suivie par un long et coûteux après-guerre combattu, parallèle à l'afghan. Sur les deux fronts, s'est propagé le recours aux suicides désastreux. Selon le rite qui engendre encore des «guerriers d'Allah» adonnés à l'extrême sacrifice, souvent incessants parce qu'imprévisibles.

Une autre réponse explicite sur les conditions de toute cette aire dérive de la difficulté de convertir des institutions et des populations aux principes et aux pratiques des démocraties occidentales, même si parfois elles ne sont pas exemplaires. De fait, il apparaît presque impossible de concilier le pluralisme politique moderne et l'archaïque tribalisme. L'Afghanistan présente non seulement une anthropologie multiethnique, divisée entre communauté de pashtun, tagiki, uzbeki, hazara, kirghizi ou beluci. Même à l'intérieur de chaque ethnie ils rivalisent et infligent, tribus aguerries. L'espace des partis politiques est occupé par des tribus, concurrents entre autre dans les cultures des opiacés comme dans les trafics de drogue, et de leurs obsédantes rivalités de pouvoir.

6101x.jpgLa question afghane, donc, présente deux aspects. Un contrôle militaire direct bien que limité sur ces territoires, alors que le pouvoir aérien ne suffit pas, il sera nécessaire d'empêcher au terrorisme d'Al Qaeda la récupération de bases stratégiques décisives, d'abord dans les aires tribales explosives sur les frontières du Pakistan. D'autre part, (et Obama, qui n'est pas allé aux célébrations de la tombée du mur de Berlin mais est parti pour son voyage en Orient, en semble convaincu) reste illusoire et vaine la politique de celui qui voudrait convertir l'Afghanistan, malgré ces conditions sociales ou traditions enracinées, à des coutumes et institutions occidentales.

Ecrit par Luis Batista

 

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