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mercredi, 06 janvier 2010

L'Italie a seulement perdu un an

42-23846627.jpgQuelle sera l'économie du monde après la crise socio-financière de cette dernière année? Différente, pour deux raisons. Tout d'abord, elle changera la distribution géographique des consommations. Les familles américaines, qui pour  des décennies ont été le moteur de notre croissance économique avec leurs consommations, dépenseront moins: ayant subi des pertes considérables sur leurs maisons et sur leurs investissements, elles recommenceront à épargner.

Peu à peu leurs consommations seront substituées par les consommations de pays qui continuent de croître: Inde, Brésil, Chine, mais même des pays plus petits, comme l'Egypte, le Chili et la Pologne. Le déplacement des consommations en changera la composition, il y aura une différence dans le type de produits acquis.


42-22826523.jpgParce que les goûts sont différents, mais surtout parce que les Pays émergents sont plus pauvres. Bonnes nouvelles pour l'italienne Piaggio ou la franco-roumaine Dacia moins pour General Motors. Nous nous apercevrons que nos concurrents aussi ont changé. La qualité de beaucoup de produits indiens et chinois (même dans la mode, qu'elle soit italienne ou française, voire par exemple le site web de Shanghai Tang) améliore rapidement, pendant que leurs prix continuent à être extraordinairement bas.

Il est évident que pour survivre elles auront besoin de profondes transformations. Il faut adapter les productions aux changements de la demande et se déplacer vers des biens qui encore ne subissent pas la concurrence des indiens et des chinois. L'immobilisme en attente que le monde retourne à être celui d'avant est une "ordonnance" pour le désastre. De même qu'il l'est de protéger avec la caisse d'intégration les entreprises et places de travail qui, finie la récession, pourraient se trouver sans plus un seul marché. Il faut protéger les travailleurs, sans les leurrer, en les aidant par contre à se requalifier pour aller là où il y a du travail  et accélérer sur la recherche et l'innovation.

42-19213002.jpgEn Italie le ministre du Welfare, Maurizio Sacconi, s'apprête à lancer dans les prochaines semaines une réforme des amortisseurs sociaux qui va dans cette direction. Toujours en Italie le ministre de l'Instruction, Mariastella Gelmini, a présenté au parlement une bonne réforme de l'université. Toutes les deux pouvaient être faites il y a un an, lorsque le gouvernement répétait que les réformes étaient inutiles puisqu'en Italie existait le meilleur système socio-économique au monde: nous avons perdu un an, mais récriminer ne sert à rien. Le Parti démocratique (PD à l'opposition) se dit disposé à contribuer à quelques réformes, mais seulement après les élections régionales de Mars.

Comme l'a dit le président de la République Italienne Giorgio Napolitano le 31 décembre, l'Italie ne peut plus nous permettre de perdre encore du temps. Quelques réformes, à commencer par le Welfare et l'Université, peuvent se clôturer avant février, avant la campagne electorale. Respecter ces temps est une occasion pour le secrétariat Bersani du Pd de vérifier si le gouvernement actuel du Premier ministre Silvio Berlusconi entend vraiment changer de tracée.

Ecrit par Luis Batista

 

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