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mercredi, 20 janvier 2010

À Bangkok le meilleur street food du monde

42-23845537.jpgAux visiteurs qui arrivent en Thaïlande l'une des phrases plus communes qui arrive constamment aux oreilles est sans doute «Kin khao reu yang»? , salut commun, surtout parmi les classes populaires. Cela signifie «as-tu déjà mangé?». Quelle que soit la réponse, en général il est suivi d'un « Kong kob kiao », une invitation «à manger quelque chose».

Généralement le peuple thaï mange trois fois par jour, au petit déjeuner, au déjeuner et au dîner, mais surtout ils alternent les repas principaux, plutôt légers, avec une série de collations. Ce sont des moments de sanuk, de joie de vivre, concept fondamental dans la culture locale. Pour cela justement, ils préfèrent le faire en compagnie et en dehors de la maison. Dans la plupart des cas ils se retrouvent foot bat, sur le trottoir, avec une expression anglo-thaï qui indique le street-food, repas de rue, généralement assis devant un rot khen, un chariot-cuisine, à un banc ou dans un petit restaurant sous un auvent.


377457450.lb.JPGÀ Bangkok, en ont été recensés environ 1.600, mais à ceux-ci doivent être ajoutés tous ceux, et il y en a beaucoup, sans licence. Sans compter les hahp, les bancs humains, ces balanciers de bambou auquel sont suspendus deux paniers de nourriture déjà prête que le vendeur promènera jusque dans les ruelles les plus étroites. À l'opposé, dans les plus luxueux shopping mall, des étages entiers sont consacrés au street food en version high-tech. Modèle bien représenté du «Food Loft» du central department store et du «Food Court» du Siam Paragon. Idéal pour celui qui veut essayer la nourriture de rue sans préoccupations hygiéno-sanitaires. Comme il n'y a pas un coin de la métropole dans laquelle on ne trouve pas un banc de nourriture, même au pied des gratte-ciels des multinationales de Sathorn road, chaque instant est bon pour un snack. Le rot khen et les cuisines de marchés ouvrent vers 5 heures du matin et poursuivent sans interruption jusqu'à 21 heures. Pendant les heures de bureau il y a un va-et-vient aux bancs de kanom, gâteaux à base de riz glutineux, pâtes de coco et gelées. Ils sont le prétexte pour une pause, l'équivalent thaï de l'expresso italien. Le soi-disant Kanom Factor peut résoudre ces moments de tension qui se créent au bureau. Ce n'est pas par hasard que l'un des meilleurs kiosques de kanom se trouve à la Sathorn road, au croisement avec Soi Pikun, à côté de la Bank of Asia.

02.956560-ei.jpgEn soirée, l'on se déplace aux tables des night market, les marchés nocturnes (qui ouvrent généralement vers 18 heures), où comme dans la majeure partie des marchés asiatiques les bancs de gastronomie s'alternent à ceux de l'habillement. Après minuit le point de rencontre sont les vendeurs ambulants qui battent les quartiers aux lumières rouges comme Nana ou Patpong, et les rues latérales de Sukhumvit road, de l'artère principale de Bangkok. Leur spécialité sont les takataen, les grillons frits: les filles des bars en sont gourmandes. Encore plus appréciés les petits restaurants de poisson du marché de Huai Kwang (au nord-est du centre, en descendant à la station de métro de Praoharat), dans la zone des bordels de luxe, entre les étalages d'habillement sexy et fetish.

Selon les données officielles, tout ce manger produit un chiffre d'affaires de plus de 54,7 milliards de baht (environ un milliard et 300 millions d'euro). En considérant que le coût moyen de la consommation est inférieur à un euro (une bouteille d'eau et un plat pad krapao, c'est-à-dire du riz, du basilic frit, du cochon et de l'œuf), on comprend que le street food n'est pas seulement une habitude alimentaire, mais un élément fondamental des Khwampenthai, tout ce qui compose la «thailandaisité».

«Tant qu'il y aura du riz dans les près et du poisson dans les fleuves, les gens seront heureux» récite un ancien dicton thaï. Mais la culture gastronomique nationale va bien au-delà de cette simplicité bouddhiste. Depuis des siècles la Thaïlande est pole d'attraction pour les migrants, marchands et trafiquants de toutes parts d'Asie, qui tôt ou tard se retrouvent tous à Bangkok, portant avec soi dieux, démons, drogues et épices.

IMG_1851.jpgÀ Bangkok on peut goûter le meilleur street food du monde parce que le monde se rencontre dans les rues de Bangkok. S'y retrouvent les goûts et saveurs khmer, lao, malaysiens, Indiens, birmanes, chinois, mélangés et réélaborés selon l'esprit de tolérance cosmopolite qui est un autre trait fondamental des Khwampenthai. L'exemple en est un plat principal de la cuisine de rue: le khao sawy (connu aussi comme Chiang Mai noodles). Un bouillon au goût indien unit noodles à l'œuf couverts de noodles croquantes, de poireaux et de choux au vinaigre, une touche birmane au léger goût acide qui casse le riche, oléagineux curry. Les noodles sont l'une des grandes religions laïques de la Thaïlande. Et les tagliolini, dans toutes leurs variantes, sont la base du street food. Il existe même des drunken noodles, les noodles ivrognes, sautés dans les wok avec le piquant basilic thaï. Elles s'appellent ainsi parce que les cuisiniers de rue les préparent tard dans la nuit, lorsque beaucoup de leurs clients sont déjà saouls. Il semblerait qu'ils aident à faire passer la cuite.

Rayong15June2007+083.jpgMais la version plus célèbre des noodles, appréciée par les thaï et les voyageurs, est le phad thaï: sautées en poêle avec une sauce de poisson, œufs et végétaux, garnis avec des noisettes hachées et assaisonnées avec des piments piquants. Autant apprécié et célèbre est le som tam, qui doit être rigoureusement préparé sur le moment, pour que tous ses ingrédients, écrasés dans un mortier, maintiennent leur arôme. Il s'agit d'une salade de papaye verte et de carottes râpées, cacahouètes, scampis secs, tomates, haricots, ciboulette et autres végétaux, assaisonnés avec du jus de limes, de la sauce de poisson, sucre de palmier, piments piquants et ail. Servi maintenant même dans les restaurants les plus élégants, dans la version de rue, elle maintient toute la force de la recette originale de l'Isaan, au nord-est de la Thaïlande, connue pour la nourriture et les filles très hot. Le meilleur endroit pour une dégustation globale des street food et pour une vision de toutes formes dans lesquelles il est cuisiné, servi et mangé, une sorte de laboratoire gastro-anthropologique est la «Tha Phra Chan». Le nom indique le quai sur le Chao Phraya où se croisent les bateaux qui relient Bangkok et Thon Buri, l'ancienne capitale, mais maintenant définie l'aire qui comprend les voies et les ruelles circonstantes.

DSC02437.JPGIl se trouve à peu de pas de la Thammasat University, du Wat Maha Tat, un des monastères plus importants de la ville, ainsi que du marché des amulettes. Dès les premières heures du matin jusqu'à minuit ce quai est affolé de moines, étudiants, marchands, artisans, professeurs, employés. L'acteur principal de ce théâtre est Jasmine, un cuisinier kathoey, transsexuel. Sa spécialité est le curry: rouge avec le poulet (panang), jaune avec le cochon (pad pit), dans une crème de coco avec du poisson (haw moke pla chon). Un peu plus au nord s'ouvre le quartier de Banglampoo, point de rencontre et de résidence des backpackers, les voyageurs indépendants. La rue centrale, Khao San road, est littéralement couverte de bancs de street food. Mais les connaisseurs préfèrent se déplacer sur la Phra Athit, qui délimite le quartier en longeant parallèlement au fleuve. Ici, au nr 136, s'est ouvert le Roti Mataba, spécialisé dans les "roti", des galettes de pain indiennes, servies avec différents types de curry.

42.074578.3.jpgUn autre point de référence pour tous les amants de la gastronomie on the road se trouve autour du Victory Monument. Toute la zone est consacrée aux kwai teaw, noodles au bouillon de légumes, mais les meilleurs se trouvent sur le côté Est de la place, à San Sem Nai khlong. Ils sont enrichis de boulettes de poisson, le luk cim, des joues d'enfant, et servis dans des petits bols en céramique préparés avec la méthode de jongleurs: sur une trentaine de bols disposés en pyramide, un cuisinier verse les légumes et les boules de poisson, un autre bouillon et des noodles. Dans toutes la même identique portion. Le spectacle continue sur le Yaowarat, la vaste route qui traverse Chinatown. Dans des ruelles arrière comme Thanon Plaeng Nam s'allument les flambées des cuisiniers qui préparent des omelettes avec des tagliatelles de riz et des scampis. Au croisement avec Thanon Songsawat se succèdent des bancs qui servent du paa tong koo, des beignets tant exquises qu'indigestes, que les cuisiniers tournent acrobatiquement sur le wok avec une touche de baguette. Et au nr 431 les plus raffinés trouvent le street food plus cher de Bangkok: un banc qui sert exclusivement des nids d'hirondelle et nageoires de requin.



Ecrit par: Luis Batista

 

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10:52 Écrit par LuisB dans Loisirs, Video, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : thaïlande, bangkok, voyage, alimentation, street food, restauration, restaurants, culture, asie | |  Facebook | | | | Pin it! |

Commentaires

humm, que delicia! parece um pouco a comida baiana, leva leite de côco e coentro tb! adoro comida Thai e te convido a comer comida baiana comigo Luis.O convite tá feito pra vc conhecer comida de rua daqui da minha Bahia!Olha que não tem só acarajé nao hein? :-) bjosss

Écrit par : chris | vendredi, 22 janvier 2010

ça donne trop envie d'y aller !!!!

Écrit par : poker | jeudi, 16 septembre 2010

J'ai vécu 15 ans au Soi Pikun et si il y a un endroit ou il ne faut pas manger c'est bien là au pieds de la Bank of Asia (aujourd'hui UOB).
Regardez ce qu'il y a dans la rue Pikun - Soi Pikun en Thai - à gauche en y rentrant: l'hopital des maladies vénériennes et autres... SIDA.

Tous les matins le peuple de la nuit (prostituées et prostitués, clients de ces derniers et dernières infectés) y viennent se faire soigner et bien sur un petit casse croute à la Thailandaise avant et après les soins.
Vu que fourchettes et cuillères sont lavées sommairement,vous prenez vos responsabilités.

A bon entendeur Sawadi Krap!

Écrit par : Ed | dimanche, 17 juillet 2011

Je relai votre avis du sujet, et il vous suis vraiment reconnaissant d'avoir donnée tant de renseignement sur votre blog.

Écrit par : paris france honduras | jeudi, 12 juin 2014

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