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mercredi, 19 mai 2010

Le business et le massacre des animaux protégés en Chine

2100A3X00-2.jpgPour croître plus rapidement la Chine n'a pas hésité à détruire son environnement. Les personnes sont habituées à vivre avec des poisons et ils l'acceptent, si cela permet de mourir moins pauvres. Parmi les victimes il y a les animaux et les gens, tout en les aimant, ils ne se scandalisent pas s'ils sont sacrifiés pour de l'argent. Depuis des semaines on multiplie les nouvelles de tigres laissés mourir de faim, ou tués, de zoos où les animaux épuisés par la maigreur finissent dans les congélateurs, de carcasses d'espèces protégées données en pâte à d'autres bêtes, ou à des employés laissés sans salaire.


42-17775028.jpgLe pays ne réagit pas et continue à se servir des liqueurs réalisées avec des extraits d'animaux presque éteints, ou de médicaments traditionnels dérivés d'organes d'exemplaires rares. Le court-circuit parmi le sacrifice de la nature, de l'adoration pour la richesse et de la dévotion vers les coutumes anciennes, alimente un marché qui trahit la grande culture des chinois. Cependant, c'est seulement un miroir du pays, dans lequel un cynisme capitaliste vêtu d'exotisme oriental a supplanté l'idéalisme socialiste initial. Dans le zoo de Shenyang, dans le compté de Liaoning, onze tigres sibériens ont été laissés mourir de faim. Leurs organes ont été vendus pour en tirer des liqueurs, baumes, médicaments et aphrodisiaques. En Asie, survivent à peine une centaine de ces félins à l'état sauvage, alors que cinq mille sont élevés en captivité.

Les tuer est un délit puni par la peine de mort, mais la loi ne poursuit pas celui qui vend des carcasses d'animaux décédés naturellement. Un tigre mort, au marché noir, vaut au moins soixante mille dollars. La maintenir en vie coûte par contre quarante mille dollars par an. Dans la chaîne de montagnes de Wanda, dans la région septentrionale du Heilongjiang, un petit tigre sibérien a été tué à coups de fusil dans l'abri bois d'un paysan. C'était le premier petit trouvé libre dans les derniers vingt ans. L'agriculteur, effrayé des rugissements, a appelé la police pour le faire capturer. Les agents lui ont tiré dessus et après avoir vendu le corps, ils ont caché la nouvelle. Découverts, ils se sont justifiés: «Nous ne voulions pas faire de publicité négative au pays».

wildlife_forensics_02.jpgDans le Tiger Park de la Manciuria, ouvert pour sauver les derniers exemplaires de tigres chinois, les fonctionnaires abattaient les animaux et vendaient aux touristes un vin liquoreux qui contenait des éclats de leurs os. Selon la médicine traditionnelle, l'infusion fait des miracles contre les rhumatismes. Les fonctionnaires demandaient l'équivalent de 422 dollars la bouteille. Dans le zoo de Dongguan, dans la province méridionale du Guangdong, les employés ont par contre abattu des centaines d'animaux, parmi lesquels girafes, singes, ours, éléphants, chameaux et oiseaux rares. La chair a été employée pour nourrir les autres bêtes, ou vendue comme nourriture aux ouvriers d'un chantier. Quelques dirigeants du parti se sont disputés les trophées et les coupes de viande plus excentriques, en organisant des banquets dans un restaurant de Canton.

Un tel commerce est défendu depuis 1993, mais la loi chinoise permet à n'importe qui d'ouvrir un zoo privé. Les sociétés deviennent propriétaires des exemplaires qu'ils exposent et peuvent en disposer suivant l'intérêt. Dans le pays, depuis quelques années, ont été crées des centaines de jardins avec des animaux et le commerce de chair et d'organes a rejoint des chiffres à en avoir le vertige. La majorité des zoos dépense plus d'argent en chambres froides qu'en nourriture pour les bêtes. Les dépendants, sans traitement pendant des mois, tuent et vendent les bêtes pour survivre. Les animaux morts de privations sont cuisinés parce qu'il paraît qu'ils soient très énergétiques.

Panda_deskTX_1600-1200.jpgDans des dizaines de villes sont organisés des spectacles dans lesquels vaches et moutons sont libérés dans les clôtures de carnivores. Les sites web des parcs promeuvent les produits «tirés de nos animaux morts de vieillesse». Dans certains cas, sur commande, des dents, griffes, pénis et yeux sont extraits d'animaux vivants, de façon à rendre leurs vertus encore plus prodigieuses. Le nombre de bêtes tuées et l'atrocité avec laquelle ils sont traités, a induit le gouvernement à menacer une révision de la loi qui permet la reproduction en captivité et l'élevage des espèces en voie d'extinction. «S'il devrait résulter que la pratique se fait à grande échelle - a dit un haut fonctionnaire du ministère des Forêts - nous adopterons des mesures pour l'arrêter».

Le marché est florissant, l'ancienne médicine enracinée, le massacre continuera. La voie de l'amour pour la vie est encore longue, pour la Chine embrassée par trop de beauté.

Ecrit par: Luis Batista


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