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mercredi, 23 juin 2010

Les esclaves de la crise

42-21056940.jpgSi nous prenons en considération quelques numéros du PNUD (le Programme des Nations Unies pour le développement) l'on se rend compte qu'au-delà des contingences qui l'ont déterminé, une crise, des proportions de celle que nous connaissons aujourd'hui, était largement prévisible. Nous, occidentaux, qui représentons en effet 18% de la population mondiale, plus ou moins 800 millions de personnes, disposons de 83% du revenu mondial, alors que 82% de la population mondiale, plus ou moins cinq milliards de personnes, se partagent les 17% restants. Un système aussi disproportionné ne pouvait pas avoir une longue durée.


CRBR001508.jpgMaintenant que le capitalisme, après la chute de l'Union soviétique, est devenu global, la mondialisation du marché des capitaux a porté le coup décisif au pouvoir déjà décroissant des États et à leurs possibilités d'influencer avec les moyens de la politique le cours des événements. Cela signifie la fin de l'indépendance des États nationaux, dont la politique économique devient une pure exécution de chantages financiers, masqués de conseil-conditions pour obtenir des crédits, à leur tour nécessaires pour rembourser les dettes au FMI (Fonds Monétaire International) et à la Banque Mondiale, dans leur rôle d'agences du capital transnational.

Cette situation ne concerne pas seulement les pays pauvres, elle nous concerne aussi, si nous prêtons un peu d'attention à ces agences spécialisées (Moody's, Standard & Poor's) qui donnent leur vote à la dette publique des divers États, en mettant en ligne gouvernements et administrations qui se voient refuser d'ultérieurs fonds de crédit, si à leur tour ils ne coupent pas les frais pour programmes sociaux, s'ils n'augmentent pas les taxes aux citoyens, s'ils ne transforment pas les dettes des banques privées et des entreprises en dettes à garantie publique, en stimulant les capitaux à affluer.

42-20041107.jpgIl est évident que dans une condition du genre la démocratie ne peut pas aller au-delà des décisions des exécuteurs techniques capables dans l'application des commandements du capital financier qui bouge au niveau transnational, et donc lorsque Karl Marx disait que «les gouvernements sont des comités d'affaires de la grande bourgeoisie», il se trompait uniquement par défaut. Ce qui alors était seulement une mauvaise coutume, est aujourd'hui un système, au contraire justememt, "le système".

Donc si autrefois les débiteurs insolvables finissaient comme esclaves, dans le monde du capitalisme global des États entiers sont forcés à travailler pour le compte des grandes financières et de la spéculation. Si ces données et ces considérations ont une plausibilité propre, le spectre d'une subordination définitive de la politique à la finance ne semble pas très loin, avec la conséquence tragique qu'elle expose, la transformation dangereuse de la crise financière en crise sociale et conflit civil.

Ecrit par: Luis Batista

 

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