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mercredi, 14 juillet 2010

L'égalité vers prospérité et justice

42-16974721.jpgJe vends une idée révolutionnaire au meilleur offrant. Ce pourrait être le Fond monétaire international, la Banque centrale européenne, la Bank of América ou la Banque de France. Ou bien - et je préférerais - le futur leader de la gauche mondiale, un jeune charismatique et pragmatique, déterminé et illuminé, un idéaliste et réaliste, avec toutes les qualités, en somme, sauf l'idée juste pour réunir les masses et donner espoir. Comme chaque grande idée, même celle-ci est très simple à en couper le souffle.


PE-126-0417.jpgIl résoudra la crise financière globale sans augmenter les taxes (éternelle rengaine offerte aux masses populaires par des politiciens de chaque couleur et orientation), rééquilibrera l'injustice sans en abolir le mérite, limitera l'avidité, mais donnera de l'impulsion aux consommations, désamorcera le heurt générationnel, en tranquillisant les anciens et en éperonnant les jeunes.

Il s'agit, en bref, d'abolir l'héritage.

TL006633.jpgAttention, je parle sérieusement. Ce n'est pas une pensée trop radicale en comparaison à d'autres idées qui ont bougé l'histoire comme l'abolition de la propriété privée ou la conviction que les hommes sont égaux. Le fait est qu'après quelques siècles de triomphes et de déceptions, l'idéal d'égalité est démodé. Disparu. Même si l'injustice et la différence sociale sont augmentées. Les pauvres sont toujours plus et les riches sont toujours plus riches.

Mi-années 70 un ouvrier gagnait environ 50 fois moins du directeur général, en 2007 les administrateurs délégués des 365 plus grandes entreprises des Usa ont été payés 500 fois plus que les employés. Une injustice qui devient obscène lorsqu'elle hypothèque la vie des générations futures, surtout en Italie mais aussi en France, où les enfants tendent à faire le métier des pères. Le communisme serait parfait si chacun pouvait rivaliser et jouir de la vie. Le capitalisme serait éclatant si des conditions de départ égales étaient garanties (ou au moins semblables). Parce que l'unique légitimation du communisme est la liberté.

L'unique légitimation du capitalisme: l'égalité.

CCCP-USSR-Poster18.jpgMais sur quoi se base, si non sur la possibilité d'hériter, la différence des conditions de départ? Sur quoi se base, si non sur la possibilité de s'enrichir, la liberté concrète d'un individu? Lorsqu'hériter sera défendu, la propriété de celui qui meurt redeviendra publique et sera redistribuée par un État qui sera, évidemment, juste et efficace (comme il devrait l'être toujours). À ce point, les taxes deviendront dérisoires si non inexistantes, les riches dépenseront plus, en galvanisant les consommations, et ils ne piétineront pas toute autre créature juste pour s'enrichir, les jeunes compteront seulement sur leur capacité et leur esprit d'initiative, reconnaissants aux parents pour l'instruction ou les relations reçues. Le besoin naturel de montrer sa valeur à travers le travail sera sauvé, et sera sauvé pour chacun, non seulement pour les plus chanceux.

42-23469328.jpgJe suis conscient que presque tout le monde a quelque chose à laisser à ses enfants et à ses neveux - un service de thé, un château en Normandie, un compte au Cayman, un studio à Cannes - et je sais qu'il s'agit d'une renonciation difficile - chacun tend à surestimer ce qu'il possède - mais je pense vraiment qu'un mélange de communisme dans la mort et de capitalisme dans la vie ferait emboucher à l'homme une troisième voie vers la prospérité et la justice.

En 1927, après avoir visité l'Amérique de Calvin Coolidge et l'Urss de Josif Stalin, l'anthropologue gallois Gafyn Llawloch écrivit: « Les russes, qui ne peuvent pas rivaliser, deviennent déprimés. Les américains, qui sont obligés de le faire, deviennent avides. Ne reste que l'anarchie ». Quant à moi, j'encaisserai un centime pour chaque milles euros encaissés à l'État grâce à mon idée. Autrement, quand je mourrai, qui pensera mes enfants?

Ecrit par: Luis Batista

 

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