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mercredi, 17 novembre 2010

Le trajet d'Atlantide

42-22123153.jpgEt arrivera un temps où le ciel deviendra de feu, les mers remonteront les fleuves, inonderont les champs et les villes, un temps où les glaces tomberont en pièces avec le bruit du tonnerre et les animaux - mammifères, oiseaux, insectes - fuiront vers les terres boréales à la recherche d'eau et de fraîcheur. Cela semble peut être une prophétie biblique, mais c'est la réalité. Nous y sommes déjà en plein dedans, incrédules et incapables de réagir. La mer d'ici la fin du siècle pourrait monter de sept mètres mais, même s'il s'agissait d'un seul mètre, le quart de la population mondiale serait en danger. Marseille, Londres, Shanghai, New York, Tokyo, Amsterdam, le Caire, Mumbay et mille autres villes côtières finiront en dessous ou devront être protégés par des barrages.


42-26520341.jpgNous tentons de nous duper avec des broutilles, avec le fait par exemple que dans les trois dernières années, la fonte des glaces arctiques ralentit. Mais le réchauffement avance quand même, il frappe les Pôles plus que l'Équateur; les îles Maldives coulent; de l'archipel du Tuvalu au nord de la Nouvelle Zélande on n'émigre plus par faim mais par peur de l'océan; en France, Angleterre ou sur la côte de la Mer Jaune les inondations dues à des tempêtes sont dix fois plus probables qu'il y a un siècle de cela; l'Antarctide perd deux cent quarante kilomètres cubes de glace par an, icebergs grands comme Manhattan vont à la dérive sur le Passage au Nord Ouest; la côte du Groenland dévoile un archipel sous ce que l'on croyait une terre ferme compacte; et entre temps en Sibérie d'énormes dépôts de méthane emprisonnés du permafrost risquent de se volatiliser dans l'atmosphère.

Le mythe du déluge devient prophétie, déchaîne des spéculations catastrophistes, encourage des alarmismes messianiques chez les gérants de la peur globale, et tout semble l'autre visage du m'en-foutisme régnant dans la société du gâchis. Ce n'est plus Jules Verne qui raconte les mystères d'un Atlantide perdu. Maintenant il y a des films comme Waterworld avec sa guerre entre survivants du déluge pour la recherche d'une possible terre émergée. Ou bien The Day After Tomorrow, avec une vague haute comme les gratte-ciels qui frappe New York et la Statue de la Liberté qui sort de la mer avec la main levée et le flambeau. On retourne à maison bouleversés, ensuite on dort dessus, et ainsi le désastre avance.

42-24143218.jpgGunter Anders, pseudonyme de Günther Stern (Breslavia, 12 Juillet 1902 - Vienne, 17 décembre 1992), était un philosophe et écrivain allemand et dans sa parabole de Noé prophète inécouté de malchance, explique qu'«après-demain le déluge sera quelque chose qui aura été. Et lorsque le déluge aura été, tout ce qui est n'aura jamais existé».

Mais qu'est-il resté, dans cette très rapide mutation, des grandes légendes de l'antiquité? Qu'en est-il d'Atlantide, de l'Arche, des jardins perdus de l'Éden, des dragons japonais ou des chevaux de Poséidon à l'assaut des côtes grecques? Que disent les inondations dont est disséminée la mythologie mondiale? Pacotille, commentèrent les scientifiques lorsqu'on croyait que le monde voyageait irréparablement vers le bonheur. Aujourd'hui on s'est aperçus que ce n'est pas vrai. Les mythes informent, et pas seulement: ils tiennent haut le niveau d'alarme sur ce qui dérange la nature, et investissent l'homme de responsabilité pour les cataclysmes de façon plus efficace que n'importe quel traité scientifique. Derrière ces récits il y a des évènements précis.

Les géologues s'en sont aperçus, mieux équipés à lire les temps avant l'écriture. Il y a un lien entre les mythes et les faits réels. Et la saga des eaux primordiales nous dit que tout ce que nous craignions, à la fin, s'est déjà passé. Regardez Atlantide, l'archipel que Platon place devant les Colonnes d'Hercule et qui aurait été détruit par une catastrophe en un jour et une nuit.

1290191885_saharanightlight_746545.jpegDepuis deux mille ans on rêve de la réelle position de ce petit continent perdu, il n'y a pas un an où ne sorte pas un livre avec la tentative de réponse à l'énigme.

Atlantide? C'est le Sahara, non, c'est au milieu de la mer de Sargasse, mais certains disent aussi que c'est dans la Méditerranée ou même dans l'Océan Indien. Moi, personnellement, je me demande souvent pourquoi l'on ne se rend pas à l'explication la plus simple, et donc celle de Platon, et c'est-à-dire au fait qu'au large de Gibraltar «existe un archipel submergé qui aurait pu très bien contenir la ville dont parle le philosophe grec».

Il se passe que la mer il y vingt mille ans de cela, était plus basse d'au moins vingt-cinq mètres et la calotte glaciale arrivait, dans le Nord, jusqu'à la périphérie d'Udine (IT). Une muraille blanche qui avait poussé tous les animaux vers les tropiques, les transformant en un énorme terrain de chasse. Le Golfe Persique était pour une grande partie sans eau et l'Adriatique aussi, jusqu'à à Ancône et Spalato, Italie. Des arbres fruitiers se levaient là où aujourd'hui passent les bateaux de pêche. Et si c'était là - surtout le Golfe Persique - le jardin d'Éden perdu des chasseurs néandertaliens ensuite supplantés des agriculteurs? Et on se demande, si la civilisation de la Mésopotamie était née de l'élévation des eaux et du recul des populations vers les vallées du Tigre et de l'Euphrate, moins riches mais fertilisables avec la canalisation?

pak_flood3.jpgLe rapport existant entre mythe et géologie, dévoile que les poèmes épiques indiens contiennent des informations extraordinaires sur l'élévation du niveau des mers. Le Mahabarataambienta quelques épisodes de la guerre entre Krishna et Kamsa en territoires qui aujourd'hui sont couverts par la mer. Le Ramayananarra de l'armée de Rama qui rejoint Ceylan sans employer de bateaux, et les photos satellitaires confirment qu'à cent mètres de profondeur une langue de terre effectivement existe entre l'île et le sous-continent indien.

Et que dire du cycle mythique de l'Edda, centré sur le grand Nord entre la Scandinavie et la Sibérie, où on parle d'une lignée de géants qui, il y a  des milliers d'années de cela, gouvernèrent le règne des glaces ensuite détruit d'un déluge de pluies et de «fleuves puants», probablement polluées de carcasses d'animaux? Que ce sont les géants si non pas les corps des mammouths libérés par le terrain à l'époque du dégel?

af_katrina2_800_070601.JPGLes mythes photographient difficilement les changements lents. Ils racontent plus souvent les catastrophes concentrées dans un temps brefs. Comment insérer alors le déluge, dans un soulèvement des mers qui dure depuis vingt mille ans, de la fin de la dernière glaciation? Existe-t'il un point où l'élévation des mers a effectivement produit une apocalypse?

Oui, répondent les géophysiciens américains Walter Pitman et Bill Ryan. C'est le détroit du Bosphore, dont les fonds sont à peine vingt-cinq mètres plus bas que l'actuel niveau de la mer. En ce temps là, la Mer Noire était un lac, beaucoup plus petit et non relié à la Méditerranée. Eh bien, il y a plus ou moins sept mille ans, se produisit un tumultueux transvase, le Bosphore se transforma en une immense chute d'eau qui perdait cinquante milliards de mètres cubes d'eau par jour, la nouvelle mer s'éleva d'un mètre par semaine, faisant s'enfuir les populations des rivières vers le Danube, le Caucase et le Moyen Orient.

  D'abord on pensait que le déluge biblique était une crue exceptionnelle du Tigre et de l'Euphrate, mais après Pitman et Ryan a gagné la thèse de la Mer Noire. Les prélèvements sur les fonds confirment tout. En dessous, couches de fossiles lacustres; au dessus - avec une césure nette datable au 5000 avant Jésus-Christ - coquillages marins décomposés.

ss-100802-pakistan-floods-07.ss_full.jpgMais la théorie permet aussi une liaison au mythe des Argonautes, la première expédition navale de l'antiquité, acclimatée non par hasard dans ce que les grecs considéraient la mer des mers, c'est-à-dire «Pontos», la superficie navigable par excellence. Avec qui, dans beaucoup de mythologies méditerranéennes, se marie la déesse Terre si non pas avec Pontos, le dieu des mers? Et où pouvait se célébrer ce mariage si non pas dans l'espace de la plus colossale invasion des eaux dans l'histoire récente de l'humanité?

Les raz de marée sont une autre question. La mythologie rapporte très peu. Même l'explosion du volcan Santorin dans l'Égée, 1400 avant Jésus-Christ, qui ravagea moitié de la méditerranée et avec une vague immense contribua à balayer la civilisation monoïque, n'a pas laissé de traces significatives qui ne soient pas archéologiques, comme les nuraghis submergés peu avant le Mille avant Jésus-Christ de ce qu'on peut définir une terrible «gifle de Poséidon». L'un des peu de signes est l'indication d'un temple, dédié au même dieu dans le Sud Est du Péloponnèse, à distance de kilomètres de la côte, à dire jusqu'où le dieu de la mer avait pénétré en terre ferme. Depuis lors, les documents qui parlent de tsunamis ne se comptent plus. Le 21 Juillet 365, Ammianus Marcellinus - historique ro main d'âge post-impérial né à Antioquia, 330 environ et décédé à Rome, dans le post 391 - signale des «horrendi terrores pour omnem orbis ambitum» pour une vague qui ravage l'embouchure du Nil, la Sicile Orientale, la Grèce et la Dalmatie.

Tsunami_Around_The_World_by_E_Roub.jpgEt ensuite le 8 août 1303, avec la mer décalottée pour des milles et des milles entre la Grèce, l'Egypte et la Chypre, une vague de trente mètres qui, ensemble avec le tre mblement de terre abat des minarets au Caire, couvre de sel et rend stériles les terres du delta, remonte le Nil pour d'autres centaines de kilomètres. Et le 11 janvier 1693, pousse des bâtiments pour des centaines de mètres aux pieds de l'Etna et des Aspromonte. L'écroulement sous-marin au large de Vancouver, 26 janvier 1700, qui ravage la côte ouest de l'Amérique du Nord. Et que dire de Messine, 1908, où le gros des victimes – soixante mille - fut causé par la mer, pas par des effondrements suite à un tremblement de terre.

gpw-20061021-NASA-ISS015-E-25049-space-Hurricane-Felix-bands-eye-Caribbean-Sea-Earth-20070903-large.jpgDes fleuves d'encre ont été versés pour raconter ces évènements, mais la montagne de documents ne semble pas avoir augmenté d'une miette la perception des dangers imminents. Aujourd'hui encore, en temps de peur globale, c'est le mythe à laisser les traces les plus profondes.

Ecrit par: Luis Batista

 

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Écrit par : Poséidon | dimanche, 15 janvier 2012

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