Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 06 avril 2011

Le nouveau désir d'un enfant à tout prix

enfants,maternité,famille,droits de l'homme,société,religion,hétérologie,fécondation,fécondation homologue,videoAvoir des enfants semble presque une obsession. Comme si le fait de ne pas en avoir était une discrimination. Un manque insupportable. Il faut en avoir au moins un, comme on a un travail ou une maison. Pour se réaliser et être vraiment heureux.

Même lorsque on a tout, ou presque. Comme Elton John qui, lorsque naît Zachary, dit d'être «étouffé par la joie». C’est comme si maintenant, à un certain point de l'existence, les enfants faisaient partie de l'équilibre de chaque personne, du bien-être individuel. D'autre part, a part les cas des stars, il y a beaucoup d'histoires de personnes normales qui rêvent un enfant et, souvent, doivent combattre avec des parcours législatifs compliqués et douloureux.

Mais que signifie, aujourd'hui, être parent? Besoin? Désir? Droit?


enfants,maternité,famille,droits de l'homme,société,religion,hétérologie,fécondation,fécondation homologue,videoJusqu'à il y a peu de temps, il était «naturel» de se marier, fonder une famille, avoir des enfants. C’était un droit, donc accepté comme donnée biologique, qu’il existe, pour la femme, la nécessité de devenir mère, de faire un enfant et s’en occuper.

Pour les familles plus modestes, un fils était une véritable ressource économique. Deux bras de plus pour ramener de l'argent a la maison. Pour les familles aristocratiques et bourgeoises, les enfants assuraient la transmission du patrimoine, la continuité de la «lignée».

Tout était «naturel». D'autant plus qu'il existait un lien indissoluble entre l'acte sexuel et l'acte procréative: les enfants étaient «le fruit de la vie». À partir des années Soixante et Soixante-dix, cependant, les choses ont progressivement changé.

D'un coté, pour la première fois dans l'histoire, on pouvait légitimement «faire l'amour» «faire des enfants». De l'autre côté, les progrès de la science et de la médecine ont permis de dissocier la procréation de la sexualité: grâce aux techniques de fécondation assistée, même les couples stériles et homosexuels peuvent aujourd'hui, au moins en théorie, avoir des enfants.

enfants,maternité,famille,droits de l'homme,société,religion,hétérologie,fécondation,fécondation homologue,videoLa figure du parent n'est pas plus monolithique. Il en existe de tous les types. Parents célibataires. Parents biologiques. Parents adoptifs. Parents hétérosexuels. Parents homosexuels. Certes, d'un point de vue juridique, il n'existe aucune homogénéité. Et même ceci engendre disparité et confusion. En France, il y a l’hétérologie, mais ne peuvent en profiter que les couples hétérosexuels; En Italie, on admet encore uniquement la fécondation homologue, seul en Espagne, en Belgique, en Hollande et en Suède est acceptée l'homoparentalité.

Mais pour celui qui, au-delà du désir, a aussi les moyens, tout semble maintenant possible. Pourquoi ne pas les utiliser, alors? D'autant plus que les sacralisations du «désir», et donc même du «désir d'un enfant», correspond parfaitement à une époque où la revendication de la liberté de choisir se traduit beaucoup plus souvent que l’on croit en une nouvelle forme de conformisme. Si tous désirent un enfant, pourquoi je ne peux pas? Et, surtout: si je n’y arrive pas, il y a quelque chose en moi qui ne va pas?

Le désir appartient à la sphère privée et personne ne peut intervenir. Dans le cas des enfants, cependant, le privé devient même nécessairement public. Ou du moins social. Pas seulement parce que le désir concerne une tierce personne, qui encore n'existe pas et qui, au fond, n'a rien demandé. Mais aussi parce que les enfants, dés l'instant où ils naissent, appartiennent non seulement aux parents mais commencent à faire partie d'une communauté plus vaste.

enfants,maternité,famille,droits de l'homme,société,religion,hétérologie,fécondation,fécondation homologue,videoCertes, personne n'a le droit de juger les désirs des autres. Ils n'existe pas de «bons désirs» ou de «mauvais désirs».

Exactement comme ils n'existe pas des personnes qui méritent ou moins de devenir parents. Le désir d'avoir un enfant est toujours complexe et ambivalent.

On peut vouloir un fils pour combler un vide, pour avoir un héritier, pour réparer quelque chose de son histoire familiale, pour se projeter dans le futur, pour laisser une trace dans ce monde… Exactement comme, dans le passé, on pouvait le vouloir parce que cela arrivait, par habitude, pour respecter les traditions…

Au fond, peu importe. Si on veut un enfant, il est inutile de chercher à comprendre les raisons précises de ce désir. Il n'existe pas un modèle parfait de parent capable de garantir l'équilibre et la sérénité des enfants.

Lorsqu’ils sont petits, fragiles et dépourvus de tout, les enfants ont besoin que quelqu'un s'occupe d'eux. Peu importe s'il existe ou moins un lien biologique entre les enfants et les parents. Peu importe si les parents sont hétérosexuels ou homosexuels.

enfants,maternité,famille,droits de l'homme,société,religion,hétérologie,fécondation,fécondation homologue,videoLa fonction paternelle ou maternelle peut être aussi assumée par les oncles, les grands-parents, les cousins. Même l'âge des parents, au fond, est relatif. Ce qui compte c’est que les parents s'occupent des enfants en ayant la conscience qu’il ne s'agit pas seulement d'«objets», de quelque chose qu´ils ont beaucoup désiré et qui, lorsqu’il arrive, leur appartient pour toujours.

Être parents signifie permettre aux enfants de grandir, d'apprendre «à s'arranger tous seuls», de se rendre progressivement indépendants. Être parents, plus qu'un droit, est un devoir. Avant tout, le devoir de «s'adapter» à ces créatures qui sont nées sans l'avoir demandé et qui doivent pouvoir avoir la possibilité, en grandissant, de prendre les distances du modèle maternel ou paternel qu’ils ont connu. Pour devenir adultes, autonomes et libres eux aussi d'avoir des désirs à satisfaire.


Ecrit par: Luis Batista

 

QR-Code de l'article: Le nouveau désir d'un enfant à tout prix.  

qrcode

Générateur de QR Code / Support et FAQ

 

 

Disclaimer

Adverbum ne représente pas une publication journalistique et est ajourné sans aucune périodicité.

L'auteur du blog n'est pas responsable du contenu des commentaires au post, ni du contenu des sites y reliés.

Quelques images et le matériel multimédia en général insérés dans ce blog sont tirés d'internet et, par conséquent, considérés de notoriété publique; au cas où leur publication violerait des éventuels droits d'auteur, il est prié de le communiquer via email et la publication sera immédiatement enlevée.

Commentaires

Très bien pour cet article. Un pneu pas cher avec Abc pneu

Écrit par : pneumatique pas cher | samedi, 22 octobre 2011

Les commentaires sont fermés.