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mercredi, 28 mars 2012

Zimbabwe: Là où un film peut coûter la liberté

afrique,zimbabwe,film,liberté,printemps arabe,politique,droits humains,actualité,robert mugabeDeux ans de prison avec sursis; une amende de 500 dollars américains; et 420 heures de service civil. Quel délit, quelle subversion contre le président Robert Mugabe, qui a presque 88 ans et qui est depuis 1980 à la tête de l'état africain, ont commis six activistes pour mériter cette lourde condamnation? Ils n'ont rien fait, mais vraiment rien. Ils ont seulement regardé. Un film, pour la précision: un film sur les protestations du «printemps arabe».


afrique,zimbabwe,film,liberté,printemps arabe,politique,droits humains,actualité,robert mugabeCela a suffit, en Zimbabwe, pour finir à la barre avec l'accusation de haute trahison; et pour être condamnés.

Le fait, dénoncé par l'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch, remonte au 19 février de l'an passé. À un séminaire (public) avait été organisée la projection du film. Il y avait 46 personnes. La police arrive et arrête tout le monde pour trahison et conspiration aux fins de renverser le gouvernement avec des moyens illégaux. 40 d'entre eux seront délivrés et l'accusation revue en complot pour accomplir des actes de violence: peine maximale prévue, dix ans.

afrique,zimbabwe,film,liberté,printemps arabe,politique,droits humains,actualité,robert mugabeLes autres 6 resteront en prison pendant trois semaines, pendant lesquelles - affirment leurs avocats – ils seront frappés et torturés pour les faire confesser. Le 14 septembre 2011 a commencé le procès; le 21 Mars de cette année, la sentence. Qu'ajouter de plus? Que 500 dollars (382 euros) sont, dans le Zimbabwe de Robert Mugabe, un chiffre à donner le vertige. Et que cet épisode révèle la peur que le «printemps arabe» fait aux dictateurs et aux patrons de l'Afrique.

Approfondissement

afrique,zimbabwe,film,liberté,printemps arabe,politique,droits humains,actualité,robert mugabeRobert Gabriel Mugabe a été Premier Ministre du Zimbabwe de 1980 à 1987; depuis le 31 décembre 1987 il recouvre la charge de Président. Il est en outre le leader du parti Zimbabwe African National Union (ZANU). Il est accusé d'avoir instauré un régime dictatorial dans le pays africain. Sa politique controversée a porté à l'exclusion du Zimbabwe dans le Commonwealth, et en même temps lui a procuré la désignation de «personne non bienvenue», qui lui nie l'entrée dans l'Union Européenne et dans les Etats Unis sauf pour la participation à des événements organisés par les Nations Unies et par ses organes (par exemple il a parlé à Rome à la FAO); il a en outre participé à la béatification du Pape Jean-Paul II toujours à Rome le 1º mai 2011, ce qui a suscité des fortes polémiques.

Ecrit par: Luis Batista


 
 

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