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mercredi, 11 juillet 2012

Les femmes et le tourisme sexuel

femmes,hommes,tourisme sexuel,prostitution,prostitution masculine,social,actualité,sociologie,santéQue ce soit sur les plages ensoleillées de Sharm El Sheik en Egypte, ou sur la playa Paraiso au Cuba, mais également en Jamaïque ou au Sénégal, au Kenya ou bien au Cap Vert, la liste des destinations est désormais devenue interminable. Mais un facteur les unit: ce sont tous des pays pauvres. Et en suivant cette ligne commune l'on découvre que même les hommes se mettent à vendre leurs corps aux touristes.

Il y a une dizaine d'années, le tourisme sexuel était un argument commun aux hommes. Stigmatisé, condamné, surtout lorsque il se traduit dans les terribles scènes en Thaïlande, où l'on voit des mineurs des deux sexes même de seulement 10 ans forcés à se prostituer pour ne pas mourir de faim. Avec les organisations gouvernementales qui luttent désespérément contre la propagation de l'HIV et des maladies sexuellement transmissibles.


femmes,hommes,tourisme sexuel,prostitution,prostitution masculine,social,actualité,sociologie,santéPendant des années, nous qui habitons dans les riches pays occidentaux, avons senti les récits d'hommes qui rentraient de Cuba en se vantant de conquêtes, après avoir été en compagnie de femmes, même très jeunes, disposées à tout juste pour bénéficier d'un repas décent et avoir quelque pesos pour s'acheter une paire de chaussures et souvent être l'unique ressource de leurs pauvres familles.

Mais désormais, un autre tabou est venu à tomber vu que le tourisme sexuel plaît aussi aux femmes. Dans la plupart des cas il ne s'agit pas de très jeunes dames, mais de femmes entre 45 et 65 ans, en veine de transgression, ou bien à la recherche de l'amour qu'elles n'ont pas trouvé dans leur pays. Beaucoup – trop, oserais-je dire – se convainquent que dans leur cas il ne s'agit pas de prostitution.

femmes,hommes,tourisme sexuel,prostitution,prostitution masculine,social,actualité,sociologie,santéUne récente étude menée par des sociologues britanniques Jacqueline Sanchez Taylor et Julia O'Connell Davidson, effectuée avec une interview à 240 femmes en vacances en Jamaïque a analysé en particulier le tourisme sexuel féminin dans le pays des Caraïbes, en découvrant qu'au moins un troisième d'entre elles, tout en admettant avoir eu une relation avec des garçons du lieu – avec des cadeaux et des dîners offerts généreusement -, a catégoriquement exclu d'avoir payé des «prostitués».

D'autre part, eux, les Beach boys, appellent les touristes «bouteilles de lait à remplir» pour la couleur claire de leur peau. Ou, lorsqu'ils veulent être gentils, les définissent Sugar Mamas.

femmes,hommes,tourisme sexuel,prostitution,prostitution masculine,social,actualité,sociologie,santéDe cette étude est mis en évidence en premier lieu que la raison pour laquelle les femmes réussissent à se convaincre de ne pas avoir payé est le préjugé que les hommes noirs aiment faire du sexe avec n'importe qui, même avec des femmes plus âgées, et qu'ils en sont de grands amateurs. La pensée qu'ils soient intéressés à elles pour des raisons économiques ne les effleure même pas. En réalité il existe de véritables tarifaires. Une heure de sexe en Jamaïque coûte entre 20 et 30 dollars, une nuit entière 150 (respectivement 18, 20 et 122 euros), y compris le sexe oral. Même pas très bon marché. Avec le risque de trouver aussi le violent qui t'allonge deux gifles, comme l'ont dénoncé beaucoup de touristes et avec de possibles graves maladies infectieuses avec en tête l'HIV. Et avec le risque de rester blessées dans l'âme, pour celles qui pensaient trouver le grand amour.

Quelqu'un a dit: si vraiment on veut faire du sexe payant il faut se rappeler la règle numéro un: préservatif dans le sac à main et règle numéro deux: le cœur au frigo.

femmes,hommes,tourisme sexuel,prostitution,prostitution masculine,social,actualité,sociologie,santéCe type de pensée dirigée vers les femmes et le sexe payant me laisse un peu perplexe. Et non pas par moralisme ou par pruderie. Je ne crois pas qu'une femme soit tant différente d'un homme dès l'instant où elle paie quelqu'un pour avoir un rapport sexuel. Je ne crois pas à la fable que les femmes veulent tomber amoureuses, alors que les hommes cherchent seulement du sexe. Je crois plutôt que pour les femmes il soit plus difficile admettre de vouloir dominer une autre personne.

Désormais le tourisme sexuel a transformé notre monde en une gigantesque foire ouverte 24 heures sur 24, 365 jours par an pour les hommes et les femmes des pays développés à la recherche de sensations fortes et de sexe bon marché avec les pauvres du sud du monde. Et en ce qui concerne les femmes maintenant même le sexe faible suit les traces masculines, en reparcourant le même schéma de pouvoir et de domination coloniale.

Ecrit par: Luis Batista


 
 

 

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10:30 Écrit par LuisB dans Actualités, Opinion, Sante, Vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : femmes, hommes, tourisme sexuel, prostitution, prostitution masculine, social, actualité, sociologie, santé | |  Facebook | | | | Pin it! |

Commentaires

Dans le sud du Sénégal opère une organisation espagnole, Yakaar en Afrique: son activité principale est d'amener les femmes à profiter du tourisme sexuel (prostitution masculine). Mais ce n'est pas la seule, vraiment.

Écrit par : Maille Humbert | mardi, 25 mars 2014

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