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mercredi, 25 juillet 2012

Le football espagnol: entre folies milliardaires et indignados

sport,football,espagne,france,italie,économie,social,real madrid,barcelona,crise économique,équipes de football,indignados,travaille,actualité,opinionAu milieu des protestations des indignados qui en milliers ces derniers jours bloquent les rues de Madrid, non loin du moderne stade Santiago Bernabeu, temple des supporters merengues, ainsi que maison du «Special One» Josè Mourinho et de Cristiano Ronaldo parmi (beaucoup) d'autres, la crise qui frappe le pays ibérique ne laisse de répit même pas aux équipes de football, en particulier lorsqu'est mis en évidence la personne de Florentino Pérez Rodríguez très discuté Président du Real Madrid Club de Fútbol champions d'Espagne et ses folles dépenses effectuées pour l'achat des meilleurs champions du monde.


sport,football,espagne,france,italie,économie,social,real madrid,barcelona,crise économique,équipes de football,indignados,travaille,actualité,opinionBeaucoup sont ceux qui insistent à mettre en évidence que le Real Madrid gagne tous les ans presque 500 millions d'euros et donc peut se permettre de faire des dépenses milliardaires. Il n'y a pas à rester surpris en entendant de telles affirmations puisque beaucoup de supporters merengues ainsi que le plus commun des mortels se rappelle que la multinationale dont est président Florentino Perez, "la Actividades de Construcción y Servicios, S.A. (Grupo ACS)", actuellement la troisième entreprise de construction au niveau mondial, a contracté à ce jour des dettes avec l'ex banque privée Bankia SA, maintenant étatisée avec les fonds de la banque européenne, pour presque 9.000 millions d'euros, en termes effectifs le double de sa valeur cotée en Bourse à Madrid (Bolsa de Madrid). Si la banque n'avait pas été achetée par l'État, guidée par le Premier ministre Mariano Rajoy, très probablement, le Real Madrid aurait connu la lourde humiliation de la faillite.

sport,football,espagne,france,italie,économie,social,real madrid,barcelona,crise économique,équipes de football,indignados,travaille,actualité,opinionAlors que le groupe ACS prospérait à force de crédits bancaires aux taux privilégiés, les «merengues» s'endettaient ultérieurement pour acquérir David Beckham, Cristiano Ronaldo ou encore Kakà. Et après l'arrivée millionnaire du «Special One» Josè Mourinho, 10 millions d'euros nets par an, les achats et la dette ont continué à monter. Ángel de María, Mesut Özil, Fábio Coentrão, Sami Khedira e Ricardo Carvalho, pour n'en citer que quelques uns, ont été pris pour contenter le "Special One". Maintenant le Real Madrid se retrouve à devoir gérer une dette de 500 millions d'euros. Et les connaisseurs du monde du football espagnol affirment que contrairement à l'équipe de Barcelone, qui prend la majorité de ses footballeurs chez les équipes juvéniles, le Real Madrid est forcé à acquérir les joueurs de l'extérieur pour maintenir son niveau de haut compétition. Face à ces imposants chiffres il sonne sarcastique de penser que le salaire moyen mensuel espagnol tourne autour des 1.000 euros mensuels.  

sport,football,espagne,france,italie,économie,social,real madrid,barcelona,crise économique,équipes de football,indignados,travaille,actualité,opinionMais en temps de crise économique serrée, est-il sensé qu'une des deux grandes équipes espagnoles puisse continuer à dépenser des sommes stratosphériques? Les experts disent non, que la fiesta est finie. Que dorénavant les bilans devront être en équilibre. Et alors en contrôlant les livres l'on découvre que Bankia, pour réussir à convaincre la Banque Centrale Européenne (BCE) à allouer l'argent pour devenir une banque d'Etat, avait mis comme garantie les 76,5 millions employés pour prendre Ronaldo, les 60 millions pour Kakà plus le reste des joueurs. Tout à coup les athlètes du ballon rond sont devenus des CDO (Collateralized Debt Obligations – Obligation Adossée à des Actifs).

sport,football,espagne,france,italie,économie,social,real madrid,barcelona,crise économique,équipes de football,indignados,travaille,actualité,opinionEt que dire des droits télévisés milliardaires? Le Real Madrid et le Barcelone empochent la part du lion (respectivement 133 millions et 144 millions d'euros) suivis immédiatement après, du Valencia, qui s'arrête à cote 42 millions d'euros. Dans cette folle course aux acquisitions, beaucoup d'équipes de football espagnoles ont fini avec un pied dans la banqueroute et une grande partie des joueurs n'appartiennent plus aux sociétés mais aux fonds d'investissement. Un exemple pour tous le Real Zaragoza, S.A.D., guidée par son président Agapito Iglesias, devenue grâce à une nouvelle loi du sport lancée en 2005 et maintenant rayée, une société anonyme. La Zaragoza a une dette de 134 millions d'euros et est pratiquement en faillite techniquement (comme cela arrive à +/- 20 autres équipes de football espagnol aujourd'hui). Mais l'équipe continue à acquérir des joueurs à travers un fond d'investissements dans lequel participe le président de la société lui même.

En somme, l'ère du football espagnol millionnaire semble arrivée à la veille du non retour. Les équipes allemandes, qui ont maintenu un rigoureux contrôle de leurs budgets, font maintenant la grosse voix avec l'UEFA et imposent à Michel Platini des bilans pairs. Quelque chose qui a commencé en Italie avec la fuite de l'Inter de Samuel Eto'o, atterri à la méconnue équipe russe du magnat Suleiman Kerimov Anzhi Makhachkala. Vingt million nets par an valent bien une fuite de l'Europe en crise.

sport,football,espagne,france,italie,économie,social,real madrid,barcelona,crise économique,équipes de football,indignados,travaille,actualité,opinionMais comment ne pas rappeler les nouvelles de ces jours-ci où le Paris Saint-Germain a déboursé l'«indécente» somme de 14 millions d'euros annuels pour le joueur suédois, ex joueur de l'AC Milan, Zlatan Ibrahimovic en le liant pour les trois prochaines années au club de Paris. Ibra coûte actuellement à l'équipe parisienne bien 32,9 millions d'euros par an: à son traitement de 14 millions il faut ajouter le versement de 11,4 millions d'impôts et 7,5 millions de contributions. En d'autres mots Ibra «prend» presque dix fois ce que gagne l'administrateur délégué plus payé du pays, Bernard Arnault, propriétaire du géant du luxe LVMH, et bien quatre-vingt-dix fois le traitement du premier ministre François Hollande. Même le Ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, assure que le joueur payera l'aliquote extraordinaire au 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d'euros qui sera discutée en automne au Parlement.

Note: Depuis le 1er Juillet 2012 la rétribution brute mensuelle d'environ 2,5 millions de travailleurs français est passée de 1.398,37 à 1.425,67 euros, avec un accroissement moyen net de 21,5 euros. Le vaste parterre de destinataires (nous parlons d'un travailleur sur dix), est représenté par tous ceux qui perçoivent le salaire minimum, SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance), et qui est justement la rétribution minimale horaire que tous les patrons, y compris l'Etat, doivent correspondre.

Ecrit par: Luis Batista


 
 

 

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