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mercredi, 28 août 2013

Soixante ans de guerre entre frères en Colombie

colombie,géopolitique,politique,démocratie,droits de l'homme,solidarité,actualité,guerre civile,réfugiés,paix,basta ya!C’est la première reconstruction détaillée du plus long conflit interne du monde moderne, une vraie lutte fratricide, entre l'État, les paramilitaires et la guérilla en Colombie. Soixante ans qui ont traversé des générations et ont provoqué d’infinies souffrances, comme le raconte le rapport «Basta ya!», c'est-à-dire «Maintenant ça suffit!», que le Centro Nacional de Mémoria Histórica (Centre national de mémoire historique) a délivré à Juan Manuel Santos, le Président qui tente encore une fois de rapporter la paix dans une nation qui compte une population estimée à l'instant à 47 millions d'habitants.


colombie,géopolitique,politique,démocratie,droits de l'homme,solidarité,actualité,guerre civile,réfugiés,paix,basta ya!L’on part du chiffre le plus bouleversant, celui des victimes: le conflit a provoqué 220.000 morts entre 1958 et 2012. 81,5% de ce nombre sont des victimes civiles. Les autres 40.000 se divisent entre des guérilleros, des paramilitaires et des soldats de l'armée régulière.

Plus de 4,7 millions de citoyens colombiens sont définis «desplazados», c'est-à-dire réfugiés à l'intérieur du pays, d'habitude de pauvres campesinos qui ont dû abandonner leurs terres et leurs villages. De 1982 à aujourd'hui, l’on calcule 25.000 desaparecidos, personnes dont l’on a perdu complètement les traces, 27.000 séquestrations (au-delà de 90% par les mains de la guérilla) et 1.754 victimes de violence sexuelle.

colombie,géopolitique,politique,démocratie,droits de l'homme,solidarité,actualité,guerre civile,réfugiés,paix,basta ya!D’autres chiffres très lourds, comme les 6.000 enfants recrutés et transformés en soldats de l’une ou l’autre fraction et les 10.000 personnes qui ont subi des amputations à cause des mines. Le rapport prend à l'étude séparément les soi-disant massacres, c'est-à-dire les actions violentes préméditées sur la population civile. De 1980 à aujourd'hui  il y en a eu 1.982 et qui ont causé 11.000 victimes. Le 59% est  à imputer aux équipes paramilitaires, le 17% à la guérilla et 8% aux forces de l'État.

Des comptes rendus terribles sur les tortures et les exécutions sélectives pendant le conflit. Question cruauté, les équipes paramilitaires, maintenant démobilisées, n'ont pas eu de rivaux.

colombie,géopolitique,politique,démocratie,droits de l'homme,solidarité,actualité,guerre civile,réfugiés,paix,basta ya!Particulièrement frappant reste le fait que pour être une guerre qui s'est combattue fondamentalement dans les campagnes, loin des villes, les victimes ont dû se raconter entre elles leurs souffrances. A long terme, cela a été un phénomène d’une certaine façon oublié, avec une bonne dose d'indifférence dans la société colombienne.

Approfondissement

colombie,géopolitique,politique,démocratie,droits de l'homme,solidarité,actualité,guerre civile,réfugiés,paix,basta ya!Document: «Basta ya! Colombia: memorias de guerra y dignidad» (document format pdf en espagnol) publié par le Centro de Memoria Histórica.


Ecrit par: Luis Batista

 

 

 

 

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